Le Burundi en 2025 face à l’impératif de développement socio-économique : le rôle du civisme économique dans la Vision 2040-2060
En cette fin d’année 2025, le Burundi se trouve à un tournant critique de son trajectoire de développement. Pourtant, l’ambition nationale reste intacte avec la Vision Burundi : Pays émergent en 2040 et Pays développé en 2060, adoptée comme feuille de route stratégique pour transformer le pays en une nation prospère, inclusive et résiliente.La Vision 2040-2060 : un paradigme de transformationLancée sous l’impulsion du président Evariste Ndayishimiye, cette vision vise l’amélioration du bien-être, la réduction des inégalités et une croissance inclusive via 22 objectifs stratégiques répartis sur 5 piliers principaux :
- Gouvernance et capacités institutionnelles renforcées.
- Développement humain et capital social.
- Transformation économique (agriculture moderne, industrialisation, énergie, mines comme le nickel).
- Aménagement du territoire et résilience climatique.
- Coopération régionale et internationale.
Elle s’aligne sur le Plan National de Développement (PND) révisé 2018-2027 et intègre des initiatives comme les tables rondes d’investisseurs (2024-2025) pour mobiliser ressources privées et partenariats (PNUD, BAD, etc.). Des événements récents, comme l’atelier PNUD de mai 2025 sur les opportunités d’émergence, soulignent la nécessité d’une croissance accélérée via réformes et investissements structurants.L’impératif majeur en 2025 : un développement socio-économique auto-financéLe Burundi réduit sa dépendance aux aides extérieures en priorisant les recettes internes. La digitalisation fiscale (facturation électronique, modernisation OBR) et la sensibilisation au civisme fiscal sont au cœur des efforts. L’Office Burundais des Recettes (OBR) mène des campagnes intensives en 2025 (ateliers en provinces comme Buhumuza, Ngozi) pour promouvoir le paiement volontaire des impôts comme acte patriotique. Le président lie explicitement cela à la Vision, en appelant à dénoncer fraude et corruption.Le civisme économique dépasse le fiscal : il englobe un changement de mentalité prôné dans la Vision – sens du travail, discipline, rigueur, participation citoyenne. C’est l’engagement collectif pour :
- Booster la productivité (ex. : agriculture durable, projets comme BRIDEP lancé en mai 2025).
- Lutter contre l’évasion fiscale et la spéculation.
- Favoriser l’entrepreneuriat et l’investissement local (diaspora, secteur privé).
- Promouvoir des valeurs comme le patriotisme économique pour financer infrastructures, éducation et santé sans endettement excessif.
En 2025, ce civisme est vital face aux chocs (climatiques, régionaux) : il permet de consolider les recettes (visant une charge fiscale >16 %), soutenir la croissance inclusive et avancer vers l’émergence.Défis et perspectivesMalgré les progrès (retour des bailleurs, réformes du climat des affaires), persistent corruption, informalité et instabilité régionale. La Vision insiste sur la redevabilité et l’appropriation citoyenne pour surmonter ces obstacles.En résumé, en 2025, le civisme économique est le pilier citoyen de la Vision 2040-2060 : un appel à chaque Burundais pour contribuer activement à un développement endogène et durable. Avec engagement collectif et réformes, le chemin vers un Burundi émergent puis développé est tracé.