Situation des TIC au Burundi de 2025

Situation des TIC au Burundi en 2025Au 28 décembre 2025, le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) au Burundi reste en phase de développement accéléré, porté principalement par le Projet d’Appui aux Fondations de l’Économie Numérique (PAFEN), financé par la Banque Mondiale à hauteur de 92 millions USD et lancé en septembre 2024. Cependant, le pays accuse encore un retard significatif par rapport à la moyenne africaine, avec une pénétration internet très faible et des défis persistants en connectivité rurale, cybersécurité et digitalisation des services publics.Statistiques clés (début/mi-2025)

  • Utilisateurs internet : Environ 1,78 million, soit un taux de pénétration de 12,5 % de la population (sur ~14 millions d’habitants). Cela place le Burundi parmi les pays les plus faiblement connectés en Afrique.
  • Connexions mobiles : 8 millions, avec un taux de pénétration mobile d’environ 56-66 %. La couverture réseau est bonne en 2G (97 %), mais limitée en 3G (50 %) et 4G (34 %), surtout en zones rurales.
  • Broadband fixe : Extrêmement faible (moins de 0,03 abonnement pour 100 habitants).
  • Sources principales : DataReportal (Digital 2025), Digital Watch Observatory, et rapports ITU.

Malgré une légère progression par rapport à 2023-2024 (où la pénétration était autour de 11-23 % selon les sources), les problèmes d’instabilité réseau, de coûts élevés et de pénuries (électricité, devises) freinent l’adoption.Avancées majeures en 2025 via le PAFEN et le SETIC

  • Infrastructures et connectivité : Construction de nouveaux bureaux pour le PAFEN et le SETIC (chantier lancé en janvier 2025, durée 6 mois). Discussions avec l’IFC (Branche privée de la Banque Mondiale) pour des partenariats publics-privés en février. Extension de la couverture 4G en zones rurales et initiatives pour l’inclusion numérique.
  • Cybersécurité : Recrutement d’un expert international en juin-juillet pour évaluer et renforcer la posture sécuritaire du SETIC (feuille de route, politiques, formations).
  • Formation et capacités : Lancement de l’Initiative Masse Critique de Professionnels (IMCP) en septembre, avec certification de 95 fonctionnaires et orientation d’une nouvelle cohorte pour renforcer la gestion de projets numériques.
  • Autres initiatives : Enquêtes sur la connectivité dans les institutions publiques, ateliers sur la gestion électronique des documents, et recrutements au SETIC pour remplacer le personnel parti.

Le Burundi Broadband Project (lancé en 2018, objectif connectivité nationale d’ici 2025) progresse lentement, avec un backbone fibre optique existant mais sous-exploité.Défis persistants

  • Fracture numérique rurale prononcée et coûts d’accès élevés.
  • Instabilité économique (inflation, pénuries de carburant/électricité) impactant les réseaux.
  • Faible littératie numérique et adoption limitée des services en ligne.
  • Selon l’ICT Development Index (IDI) 2025 de l’ITU, le Burundi figure parmi les pays les plus bas classés mondialement, malgré des gains relatifs dans les économies à faible revenu.

PerspectivesLe gouvernement, via le Ministère des TIC (MINCOTIM) et le SETIC, mise sur le PAFEN pour poser les bases d’une économie numérique alignée sur la Vision Burundi émergent 2040. Des partenariats (Vietnam en 2024, potentiels avec IFC) et des fonds pour l’accès universel pourraient accélérer les progrès en 2026-2027, avec des prévisions de pénétration internet montant à ~38 % d’ici 2026 selon certaines estimations.Pour des mises à jour précises, consultez les sites officiels : setic.gov.bi et pafen.gov.bi, ou les rapports ITU/Banque Mondiale. Si vous avez des aspects spécifiques (ex. : cybersécurité, e-gouvernement), précisez pour plus de détails !

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