Donald Trump signe la charte fondatrice de création du “Conseil de la Paix”

Donald Trump a signé la charte fondatrice de création du “Conseil de la Paix” (en anglais Board of Peace ou Council of Peace) le jeudi 22 janvier 2026, lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Qu’est-ce que le Conseil de la Paix ?

Le Conseil de la Paix est une nouvelle organisation internationale lancée par Donald Trump, que ce dernier présente comme une instance censée “promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance fiable et légitime, et garantir une paix durable” dans les régions touchées ou menacées par des conflits. Selon ses statuts, il est conçu comme un cadre pour résoudre des crises internationales, initialement en lien avec la situation à Gaza, mais il est présenté comme un organe mondial indépendant, avec de larges pouvoirs exécutifs.

Signature de la charte à Davos

Le 22 janvier 2026, Donald Trump a officiellement signé la charte fondatrice du Conseil de la Paix lors d’une cérémonie à Davos, en marge du Forum économique mondial. Cette signature a été présentée comme l’acte de création de l’organisation internationale, rendant la charte officielle et mettant en place le Conseil de la Paix comme entité internationale.

Trump a déclaré que ce Conseil pourrait travailler “en coordination” avec les Nations unies, tout en affirmant par ailleurs que les Nations unies ne l’avaient jamais aidé, ce qui laisse entrevoir une volonté de créer une alternative au système actuel de l’ONU, notamment au Conseil de sécurité.

Pouvoirs et organisation prévus

Selon la charte, Donald Trump est désigné comme président fondateur du Conseil de la Paix, avec un rôle central dans la gouvernance de l’organisation. Il est le seul habilité à inviter des chefs d’État et de gouvernement à devenir membres, et il peut aussi révoquer leur participation (sauf si les deux tiers des États membres votent contre).

Le Conseil prévoit un conseil exécutif composé de sept membres, dont Trump en tant que président, accompagné de proches collaborateurs comme le secrétaire d’État Marco Rubio, l’émissaire spécial Steve Witkoff, Jared Kushner et l’ancien premier ministre britannique Tony Blair.

Conditions d’adhésion

Les statuts prévoient que les membres du Conseil sont des États, représentés par leurs chefs d’État ou gouvernement, pour une durée initiale de trois ans. L’adhésion est conditionnée à une contribution financière importante, estimée à plus d’un milliard de dollars américains pour la première année, ce qui permettrait de devenir membre permanent.

Plusieurs chefs d’État ont été invités à rejoindre ce Conseil, et Trump a indiqué que l’organisation compte déjà une trentaine d’alliés qui ont accepté l’invitation lors de la cérémonie de Davos.

Participation

Plusieurs dizaines de pays ont rejoint ou signé (les chiffres varient selon les sources entre 20 et plus de 35 au moment de la signature). Parmi les participants confirmés ou ayant signé :

  • Maroc, Bahreïn (parmi les premiers),
  • Émirats arabes unis,
  • Hongrie,
  • Pakistan,
  • Indonésie,
  • Jordanie,
  • Arabie saoudite,
  • Turquie,
  • Égypte,
  • Qatar,
  • Kazakhstan,
  • Azerbaïdjan,
  • Arménie,
  • et d’autres (dont certains pays musulmans et alliés non occidentaux).

De nombreux alliés traditionnels des États-Unis (Europe occidentale, Royaume-Uni, France, etc.) ont décliné ou exprimé des réserves, critiquant le manque de transparence, les ambitions personnelles de Trump et le risque de contourner l’ONU.Trump a qualifié l’événement de « jour très excitant » et a présenté le Conseil comme l’un des organes « les plus prestigieux et conséquents jamais créés », capable de faire « ce que l’ONU aurait dû faire ».

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