“Quitter l’artisanal et s’atteler à la mécanisation du secteur minier est le défi majeur en vue de maximiser les recettes publiques en provenance du secteur minier”.
Voilà en substance l’objet d’un atelier de deux jours à compter de ce mardi 10.02.2026 Co organisé par l’Office Burundais des Recettes et le bureau de la Banque mondiale au Burundi.
Le Commissaire Général de l’Office Burundais des Recettes a ,dans son mot introductif ,remercier la banque mondiale de son soutien combien efficace dans le renforcement des capacités du personnel de l’OBR dans la collecte des recettes issues du secteur minier. Un secteur qui pour le moment essaie de sortir de la précarité artisanale vers une exploitation mécanisée même si elle est encore à ses débuts, a-t-il souligné.
La maximation des revenus et la minimisation des coûts est un paramètre indispensable pour le pays dans la négociation avec les sociétés extractives, dit Andrew Bauer, expert des finances publiques et fiscalités du secteur extractif à la banque mondiale.
Selon cet expert, le délai d’exploration des minerais jusqu’à la production prend au moins une période de 18 ans. Ainsi, beaucoup de facteurs attirent les sociétés d’exploration vers un pays donné. D’après des sondages menés auprès des sociétés minières par l’Institut Fraser et le PNUD, ces facteurs sont liés à la géologie, aux prix des matières premières à utiliser, à l’accès au financement, à la sécurité foncière sans laisser de côté la sécurité physique.
Les délais d’autorisation accordés par les gouvernements constituent un paradigme aussi à ne pas minimiser. Les gouvernements pour mieux s’en sortir doivent clarifier les procédures et partant miser sur la cohérence administrative.
En vue d’espérer un avenir meilleur dans de tels contrats, le facteur qualité des infrastructures est également indispensable.
Enfin, la stabilité politique joue un rôle moteur et sans oublier le régime fiscal en place.
Cet atelier de deux jours réunis des experts de l’OBR, de l’Office Burundais des Mines, de la Banque des banques BRB, du Bureau des études Stratégiques et de développement, du ministère des finances et de l’Institut National des statistiques du Burundi INSBU