«Notre pays ne se développera que par ce que chacun de nous décide de faire pour lui»
Le Burundi a une ambition historique : devenir un pays émergent à l’horizon 2040 et un pays développé à l’horizon 2060. Cette ambition n’est ni un simple slogan, ni une perspective lointaine réservée aux générations futures. Elle constitue l’impératif majeur de notre époque et une responsabilité collective qui nous interpelle tous.
Nous, Burundaises et Burundais, devons comprendre que le Burundi de 2040 et de 2060 se construit aujourd’hui, dans nos familles, dans nos écoles, dans nos entreprises, dans nos exploitations agricoles, dans nos administrations, dans nos communes, dans nos provinces, dans nos institutions et dans chacun de nos lieux de travail.
Nous avons un pays à reconstruire et à transformer
Le Burundi sort d’une longue période de conflits et de difficultés qui ont profondément affecté son développement économique et social.
Mais le Burundi d’aujourd’hui est aussi un pays qui avance.
Des acquis importants ont été enregistrés dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la stabilité institutionnelle, de la démocratie et de la coopération internationale.
Nous devons maintenant transformer ces acquis en prospérité.
La paix doit devenir davantage un facteur de production. La stabilité doit devenir davantage un facteur d’investissement. La démocratie doit devenir davantage un espace de participation et de responsabilité citoyenne. La confiance internationale doit devenir davantage une source de coopération, d’investissement, de transfert de compétences et d’ouverture.
Nous devons passer de la reconstruction à la transformation, de la stabilité au développement et des potentialités aux résultats.
Servir le Burundi : un devoir de tous
L’organisation NAD affirme une conviction fondamentale : Le développement commence par le service.
Servir son pays n’est pas seulement une fonction des dirigeants ou des agents de l’État.
Servir le Burundi est le devoir de chaque citoyen.
L’agriculteur sert lorsqu’il augmente sa productivité, l’enseignant sert lorsqu’il forme une jeunesse compétente, le médecin sert lorsqu’il protège la santé de la population, l’entrepreneur sert lorsqu’il crée de la valeur et des emplois, le fonctionnaire sert lorsqu’il rend efficacement le service public, le commerçant sert lorsqu’il exerce son activité avec honnêteté, l’ingénieur sert lorsqu’il met son savoir au service des solutions nationales, le jeune sert lorsqu’il transforme son énergie et sa créativité en initiatives productives, la femme sert lorsqu’elle participe pleinement à la création de valeur et au développement de sa communauté, la diaspora sert lorsqu’elle contribue aux compétences, aux investissements et au rayonnement du Burundi, etc…
Chacun a quelque chose à apporter, il n’existe pas de petit service lorsqu’il contribue au progrès de la Nation.
Nous devons changer notre rapport au travail
Le Burundi de 2040 ne pourra pas être construit avec les mentalités qui ont longtemps limité notre productivité.
Nous devons promouvoir une nouvelle culture professionnelle fondée sur la discipline, la ponctualité, la compétence, l’intégrité, la responsabilité, la productivité, l’innovation, la qualité, la redevabilité, le respect du citoyen et la recherche permanente des résultats.
Nous devons passer de la présence à l’efficacité, de l’activité au résultat, de l’attente à l’initiative, de la consommation à la production, de la dépendance à l’autonomie, de l’improvisation à la planification et de la routine à l’innovation.
Les réformes doivent produire des résultats
Le Burundi est engagé dans des réformes importantes de son administration et de sa gestion du développement.
La déconcentration et la décentralisation doivent rapprocher l’action publique des citoyens et permettre aux territoires de prendre davantage part à leur propre développement.
L’approcheBudget-programme doit contribuer à une meilleure planification, à une utilisation plus rationnelle des ressources publiques et à une orientation accrue des moyens vers des résultats mesurables.
Ces réformes sont des outils, mais les outils ne suffisent pas, ce sont les femmes et les hommes qui donnent leur efficacité aux réformes.
Un budget bien conçu doit produire des résultats, un plan bien élaboré doit être exécuté, une politique publique doit améliorer concrètement la vie des citoyens, une administration doit être au service du développement, une collectivité territoriale doit devenir un véritable acteur du développement local.
Nous devons donc faire de la culture du résultat une valeur nationale.
Chaque profession doit devenir un levier de développement
L’organisation NAD appelle chaque secteur socio-professionnel à se poser une question simple : « Quelle contribution mon secteur peut-il apporter à la Vision Burundi 2040–2060 ? »
L’agriculture doit produire davantage et créer davantage de valeur, l’industrie doit transformer davantage les ressources nationales, le commerce doit contribuer à la compétitivité de l’économie, le tourisme doit valoriser le patrimoine et créer des revenus, le numérique doit accélérer la modernisation et la transformation numérique et économique, l’éducation doit produire des compétences adaptées aux besoins du développement, la recherche doit contribuer à résoudre les problèmes nationaux, les infrastructures doivent soutenir la croissance et l’intégration des territoires, le secteur privé doit devenir un moteur majeur de création de richesses et d’emplois, l’administration publique doit devenir toujours plus efficace, transparente et orientée vers les résultats.
Chaque secteur doit produire sa part du Burundi émergent.
A la jeunesse burundaise
La jeunesse, vous êtes la génération qui vivra pleinement le Burundi de 2040 et de 2060.
Soyez ses bâtisseurs:Formez-vous, innovez, entreprenez, produisez, créez, apprenez les métiers du futur, utilisez le numérique, transformez vos idées en projets, transformez vos compétences en emplois, transformez les difficultés en opportunités.
Le Burundi de demain attend aujourd’hui votre intelligence, votre énergie et votre créativité.
A tous les burundais et à la Communauté Internationale
L’organisation NAD appelle toutes les composantes de la communauté burundaise à participer à cette dynamique : les institutions publiques, les collectivités territoriales, le secteur privé, les organisations de la société civile, les associations, les établissements d’enseignement, les chercheurs, les médias, les jeunes, les femmes, les entrepreneurs, les agriculteurs, les travailleurs et la diaspora, etc…
Nous appelons également nos partenaires internationaux à accompagner le Burundi dans ses efforts de transformation par la coopération, l’investissement, le transfert de compétences, l’innovation et les partenariats mutuellement bénéfiques.
NAD
Nouvelle Action pour le Développement
Campagne citoyenne
« Burundi Economie et Nouvelle Image du Burundi »
« Le Burundi que nous voulons demain dépend du Burundi que nous construisons aujourd’hui. »