Dans la nuit du 2 au 3 janvier, de nombreuses explosions ont été entendues à Caracas, la capitale du Venezuela, aux alentours de 02 h (heure locale), accompagnées d’avions volant à basse altitude. Des zones militaires et civiles auraient été touchées. Des témoignages font état de coupures d’électricité et de fumée visible depuis plusieurs points de la ville.
Selon plusieurs médias internationaux, le président américain Donald Trump a confirmé que des frappes militaires avaient été ordonnées contre le Venezuela.
Trump a affirmé que le président Nicolas Maduro aurait été capturé et exfiltré du pays, bien que ces informations soient encore en cours de vérification et créent de fortes réactions internationales.

Réactions officielles
Le gouvernement de Nicolás Maduro qualifie ces actions de « très grave agression militaire » et accuse les États-Unis d’attaques contre des installations civiles et militaires dans plusieurs états du pays. Caracas a déclaré l’état d’urgence nationale et appelé à la mobilisation.
Le ministre des affaires étrangères vénézuélien demande une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU
« Face à l’agression criminelle commise par le gouvernement des Etats-Unis contre la patrie, nous avons demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies, chargé de faire respecter le droit international », a déclaré sur la messagerie Telegram le ministre des affaires étrangères vénézuélien, Yvan Gil.
Comme réactions internationales, plusieurs pays et acteurs internationaux, y compris l’Iran et Cuba, ont condamné les frappes américaines et qualifié l’action de violation du droit international.
Les autorités américaines n’ont pas officiellement publié une déclaration complète confirmant toutes les frappes ou leurs objectifs précis. Certains détails, comme l’emplacement exact de certaines cibles ou l’issue finale de l’opération, restent flous et font l’objet d’une enquête en cours par des agences de presse indépendantes.
Les tensions entre les États-Unis et le Venezuela s’étaient accrues depuis plusieurs mois, avec des sanctions, des actions militaires contre des trafiquants de drogue et un renforcement militaire américain dans les Caraïbes.
La légalité de l’intervention, selon les autorités américaines
Dans un communiqué du 26 mars 2020, le ministère de la justice américain annonçait que « Nicolas Maduro Moros et 14 hauts responsables vénézuéliens [avaient]été mis en accusation » pour narcoterrorisme, corruption, trafic de drogue et autres infractions pénales.
Le même jour, le bureau du procureur des Etats-Unis de Manhattan, du district sud de New York, avait publié un communiqué détaillant les charges contre Nicolas Maduro (narcoterrorisme, trafic de drogue et complots criminels). De son côté, le département d’Etat américain a émis, le 7 août 2025, une offre de récompense pouvant atteindre 50 millions de dollars pour des informations menant à l’arrestation ou à la condamnation de Maduro.
L’intervention américaine a suscité des interrogations dans le camp républicain. Dans un post sur le réseau social X, le sénateur républicain de l’Utah, Mike Lee, s’est interrogé sur sa légalité :« J’ai hâte d’apprendre ce qui pourrait, le cas échéant, justifier constitutionnellement cette action en l’absence d’une déclaration de guerre ou d’une autorisation du recours à la force militaire. » Dans un second temps, il dit s’être entretenu avec le secrétaire d’Etat, Marco Rubio : « Il m’a informé que Nicolas Maduro a été arrêté (…) afin d’être jugé aux Etats-Unis (…) et que l’action cinétique [les frappes] que nous avons vue ce soir a été déployée pour protéger et défendre ceux qui exécutaient le mandat d’arrêt. Cette action relève probablement de l’autorité inhérente du président en vertu de l’article II de la Constitution, afin de protéger le personnel américain contre une attaque réelle ou imminente. »